Twiggy
Britannique · Mannequin Femme

Twiggy

168
cm
Ans exp.
/10
Ranking
Fiche Complète

Caractéristiques & Mensurations

Mensurations

Taille168 cm
Poids51.00 kg
Tour de poitrine79 cm
Tour de taille58 cm
Tour de hanches81 cm
Pointure39.5 EU

Apparence

Couleur des yeuxBleus
Couleur des cheveuxChâtain clair

Informations

NationalitéBritannique
Lieu de naissanceNeasden, Londres, Angleterre
Date de naissance19 septembre 1949
Expertise

Spécialités

Portrait

Biographie

Twiggy : le premier supermodel de l'histoire et icône du Swinging London

Avant Naomi Campbell, avant Kate Moss, avant Claudia Schiffer, il y avait Twiggy. Née Lesley Hornby le 19 septembre 1949 dans le quartier populaire de Neasden, au nord-ouest de Londres, celle que le monde entier connaitra sous ce surnom devenu légendaire a littéralement inventé le concept de supermodel. Sacrée "The Face of 1966" par le Daily Express alors qu'elle n'avait que seize ans, Twiggy a bouleversé les canons de beauté d'une époque entière avec son look androgyne révolutionnaire, ses immenses yeux bleus soulignés de cils peints et sa silhouette filiforme qui tranchait radicalement avec les formes voluptueuses alors en vogue. En l'espace de quelques mois, cette adolescente de la classe ouvrière londonienne est devenue le visage du Swinging London, une icône culturelle dont l'influence se ressent encore aujourd'hui dans la mode, la photographie et la culture populaire.

Le parcours de Twiggy dépasse de loin le simple mannequinat. Actrice récompensée par deux Golden Globes, chanteuse, présentatrice télé, juge d'America's Next Top Model, égérie de Marks & Spencer et désormais Dame Commander de l'Ordre de l'Empire britannique, Lesley Lawson incarne une carrière d'une longévité et d'une diversité exceptionnelles qui s'étend sur six décennies. Ce portrait retrace l'intégralité de son parcours, des rues de Neasden aux studios de Barry Lategan, des podiums de Mary Quant aux plateaux de Hollywood, jusqu'à son statut actuel de légende vivante de la mode britannique.

Twiggy mannequin britannique icône Swinging London portrait mode années 60

Les mensurations et la fiche technique de Twiggy

Ce qui rendait Twiggy si révolutionnaire dans les années 1960, c'était précisément son physique atypique pour l'époque. Dans un monde de la mode dominé par des mannequins voluptueux comme Jean Shrimpton, Twiggy imposait une silhouette radicalement différente : mince, presque enfantine, avec un look androgyne qui bouleversait les conventions. Voici sa fiche technique complète.

Caractéristique Détail
Nom complet Lesley Lawson, née Hornby
Surnom Twiggy ("brindille")
Date de naissance 19 septembre 1949
Lieu de naissance Neasden, Londres, Royaume-Uni
Nationalité Britannique
Taille 168 cm
Poids 41 kg (années 60) / ~51 kg (récent)
Mensurations 79-58-81 cm
Pointure 39.5 EU
Couleur des yeux Bleu
Couleur des cheveux Châtain clair (blond professionnel)
Instagram @twiggylawson (104K followers)

Un physique qui a redéfini les standards de beauté des années 1960

Avec ses 168 cm et ses 41 kg à l'apogée de sa carrière, Twiggy incarnait une silhouette que personne n'avait vue auparavant sur les couvertures des magazines. Son surnom, "Twiggy" (brindille en anglais), lui avait été donné par un ami d'enfance en raison de sa maigreur naturelle. Loin des courbes généreuses qui définissaient la beauté féminine dans les années 1950 et au début des années 1960 -- pensons à Marilyn Monroe ou Brigitte Bardot --, Twiggy proposait une esthétique radicalement différente : celle d'une jeunesse fragile, androgyne et résolument moderne.

Son visage, avec ses immenses yeux bleus ourlés de trois rangées de faux cils et ses paupières inférieures ornées de cils peints à la main, est devenu l'un des plus reconnaissables du XXe siècle. Sa coupe courte garçonne, réalisée par le coiffeur star Leonard Lewis, complétait un look qui allait inspirer des générations de femmes et de créateurs. Ce style androgyne trouvera des échos des décennies plus tard chez des mannequins comme Cara Delevingne, dont le mélange de sophistication et de rébellion rappelle l'esprit pionnier de Twiggy.

L'anti-mannequin qui a inventé le supermodel

Paradoxalement, c'est en étant l'antithèse du mannequin traditionnel que Twiggy a inventé le concept même de supermodel. Avant elle, les mannequins étaient des figures anonymes, des "porte-manteaux" comme on les appelait dans l'industrie. Twiggy a été la première à transcender ce rôle pour devenir une célébrité à part entière, reconnue dans le monde entier par son seul prénom. Elle ouvrait ainsi la voie à toutes celles qui suivraient, de Naomi à Kate en passant par Gigi Hadid et Kendall Jenner.

"There's no need to dress like everyone else. It's much more fun to create your own look."

— Twiggy

L'enfance à Neasden et la découverte par Barry Lategan

Une jeunesse dans le Londres populaire de l'après-guerre

Lesley Hornby grandit dans une famille modeste de Neasden, un quartier résidentiel du nord-ouest de Londres. Son père, William Norman Hornby, est menuisier-charpentier, et sa mère, Nellie Lydia Reeman, travaille dans une usine. Troisième et dernière fille du couple, Lesley montre très tôt un intérêt pour la mode et le style, confectionnant ses propres vêtements dès l'adolescence. Elle fréquente la Brondesbury and Kilburn High School, où elle se distingue davantage par son sens de l'esthétique que par ses résultats académiques.

C'est dans ce Londres de la classe ouvrière que naît la culture mod, un mouvement de jeunesse qui célèbre le style, la musique soul et le modernisme. Le jeune Lesley s'imprègne de cette énergie créative qui transforme la capitale britannique en épicentre mondial de la culture pop. Les boutiques de Carnaby Street, les clubs de Soho et les créations de Mary Quant façonnent son goût pour une mode audacieuse et accessible, loin du conservatisme de la génération précédente.

La séance photo qui a tout changé : Barry Lategan et "The Face of 1966"

Le destin de Twiggy bascule en 1966. Alors âgée de seize ans, elle accompagne son petit ami Justin de Villeneuve (né Nigel Jonathan Davies) chez le coiffeur Leonard Lewis, dans son salon de Mayfair. Lewis, impressionné par le visage singulier de l'adolescente, lui propose de servir de modèle pour présenter sa nouvelle coupe courte. Les photos, prises par le photographe Barry Lategan, sont accrochées dans le salon. C'est là que la journaliste Deirdre McSharry du Daily Express les remarque.

Le 23 février 1966, le Daily Express publie un article consacrant Lesley Hornby comme "The Face of 1966". L'impact est immédiat et dévastateur. Du jour au lendemain, cette adolescente inconnue de Neasden devient le visage le plus demandé de la mode britannique. Les demandes affluent de toutes parts : magazines, marques de vêtements, photographes de renom. En quelques semaines, Twiggy passe de l'anonymat total à une célébrité mondiale.

  • 1949 : Naissance de Lesley Hornby à Neasden, Londres
  • 1966 : Rencontre avec Barry Lategan, coupe par Leonard Lewis, consacrée "The Face of 1966"
  • 1966-67 : 14 couvertures de Vogue en deux ans, conquête des marchés américain et japonais
  • 1967 : Première tournée aux États-Unis, accueillie comme une rock star
  • 1968 : Lancement de sa propre ligne de vêtements "Twiggy Dresses"
  • 1970 : Retraite du mannequinat à seulement 20 ans pour se consacrer à la comédie

L'explosion mondiale : de Londres à New York en quelques semaines

La vitesse à laquelle Twiggy conquiert le monde est sans précédent dans l'histoire de la mode. En 1967, elle s'envole pour les États-Unis où elle est accueillie avec un enthousiasme réservé habituellement aux rock stars. Sa première conférence de presse à New York attire plus de journalistes que n'importe quel mannequin avant elle. Les magazines américains se l'arrachent : Vogue, Harper's Bazaar, Newsweek et même Life lui consacrent des couvertures. Le photographe Richard Avedon la qualifie de "génie vivant de la beauté".

Au total, Twiggy apparait sur 14 couvertures de Vogue et est photographiée par les plus grands noms de la photographie de mode : Richard Avedon, Helmut Newton, Bert Stern et Cecil Beaton. Chaque séance photo produit des images iconiques qui redéfinissent l'esthétique de la décennie. Son regard, à la fois innocent et magnétique, crève littéralement l'objectif avec une intensité que peu de mannequins ont su reproduire depuis.

"You can't be a clothes hanger for your entire life!"

— Twiggy, sur sa décision de quitter le mannequinat

Le Swinging London et l'ère Twiggy : une révolution culturelle

L'incarnation du style mod et de la libération des années 60

Twiggy n'était pas simplement un mannequin : elle était l'incarnation vivante du Swinging London, ce mouvement culturel explosif qui a fait de la capitale britannique le centre du monde entre 1964 et 1970. Aux côtés des Beatles, des Rolling Stones, de Mary Quant et de David Bailey, Twiggy faisait partie de cette constellation de talents qui ont redéfini la culture populaire occidentale. Son image androgyne et sa jeunesse incarnaient parfaitement l'esprit de cette révolution qui balayait les conventions victoriennes encore tenaces dans la société britannique.

Le style mod, dont Twiggy était la figure de proue, célébrait la modernité, la jeunesse et la rupture avec le passé. Les mini-jupes de Mary Quant, les robes géométriques d'André Courrèges et les imprimés pop art de Biba trouvaient en Twiggy leur mannequin idéal. Sa silhouette longiligne mettait en valeur les lignes épurées et les coupes structurées qui définissaient la mode de la décennie. Plus qu'une simple porteuse de vêtements, elle donnait vie à une vision du monde : celle d'une génération qui croyait que tout était possible.

L'empire commercial Twiggy : bien plus qu'un visage

Très rapidement, le nom Twiggy devient une marque à part entière. Sous la direction avisée de Justin de Villeneuve, qui joue le rôle de manager, elle développe un empire commercial impressionnant pour l'époque. La ligne de vêtements "Twiggy Dresses" connaît un succès phénoménal auprès des adolescentes qui veulent reproduire son style. Des poupées Twiggy sont commercialisées, rivalisant avec Barbie en popularité. Des lunch boxes, des accessoires de coiffure et même des produits de maquillage portent son nom.

Cette commercialisation précoce de l'image d'un mannequin était révolutionnaire. Twiggy a été la pionnière d'un modèle économique que des décennies plus tard, des mannequins comme Gigi Hadid avec Guest in Residence ou Kendall Jenner avec 818 Tequila reproduiraient avec les outils de leur époque. L'idée qu'un mannequin puisse être une marque, un label, une franchise entière, c'est Twiggy qui l'a inventée.

Collaboration / Projet Type Période
Twiggy Dresses Ligne de prêt-à-porter 1967-1970
Vogue (14 couvertures) Couvertures éditoriales 1966-1971
Marks & Spencer Égérie et collection capsule 2005-2011
America's Next Top Model Juge (saisons 5, 6 et 7) 2005-2006
Charlotte Tilbury Campagne avec Kate Moss 2022
Olay / Oil of Ulay Égérie beauté Années 1980-90
Podcast "Tea with Twiggy" Média personnel 2020-présent

La retraite précoce : quitter la mode à 20 ans

En 1970, à l'âge stupéfiant de vingt ans, Twiggy annonce sa retraite du mannequinat. Cette décision choque l'industrie, mais elle témoigne d'une maturité et d'une conscience de soi remarquables. Comme elle l'expliquera plus tard, elle sentait que le monde de la mode l'avait épuisée et qu'elle avait besoin de se réinventer. Sa carrière de mannequin stricto sensu n'aura duré que quatre ans -- de 1966 à 1970 -- mais ces quatre années ont suffi à transformer irréversiblement l'industrie de la mode et à inscrire son nom dans l'histoire.

Cette capacité à se retirer au sommet, à refuser de devenir prisonnière de sa propre image, est une leçon que beaucoup de ses successeuses n'ont pas suivie. Mais Twiggy avait compris quelque chose d'essentiel : une icône doit savoir quand tourner la page pour écrire le chapitre suivant.

De la mode au cinéma : une actrice récompensée aux Golden Globes

The Boy Friend : la révélation de Ken Russell

La seconde vie de Twiggy commence par le cinéma. En 1971, le réalisateur britannique Ken Russell lui offre le rôle principal dans "The Boy Friend", une comédie musicale adaptée de la pièce de Sandy Wilson. Le film, qui rend hommage aux comédies musicales des années 1920, révèle un talent d'actrice et de chanteuse que personne ne soupçonnait. Sa performance lui vaut deux Golden Globes : celui de la meilleure actrice dans une comédie musicale et celui de la révélation féminine de l'année -- un exploit remarquable pour une ancienne mannequin sans formation dramatique formelle.

La critique est unanime : Twiggy possède un charme naturel, un sens du timing comique et une présence à l'écran qui dépassent largement ce qu'on pouvait attendre d'un mannequin reconverti. Le New York Times salue sa "fraîcheur désarmante" et sa "grâce instinctive". Cette reconnaissance valide sa décision de quitter le mannequinat et ouvre la porte à une carrière cinématographique et théâtrale qui s'étendra sur plusieurs décennies.

La conquête de Broadway et la nomination aux Tony Awards

Après le succès de The Boy Friend, Twiggy poursuit sa carrière d'actrice avec détermination. Elle apparaît dans plusieurs films tout au long des années 1970 et 1980, dont "W" (1974) et "The Blues Brothers" (1980), où elle fait une apparition mémorable. Mais c'est sur les planches de Broadway qu'elle connaît l'un de ses plus grands triomphes.

En 1983, elle tient le rôle principal dans la comédie musicale "My One and Only" aux côtés de Tommy Tune. Le spectacle, construit autour de chansons de George et Ira Gershwin, est un succès retentissant et vaut à Twiggy une nomination aux prestigieux Tony Awards dans la catégorie meilleure actrice dans une comédie musicale. Cette nomination confirme sa légitimité en tant qu'artiste polyvalente, bien au-delà de son statut d'ancien mannequin.

  • 1971 : "The Boy Friend" de Ken Russell -- 2 Golden Globes (meilleure actrice comédie musicale + révélation féminine)
  • 1974 : "W" avec Michael Witney
  • 1980 : Apparition dans "The Blues Brothers" de John Landis
  • 1983 : "My One and Only" à Broadway -- nomination aux Tony Awards
  • 1988 : "Madame Sousatzka" de John Schlesinger avec Shirley MacLaine
  • 2005-2006 : Juge dans America's Next Top Model (saisons 5 à 7)

La télévision et le retour à la mode : America's Next Top Model et Marks & Spencer

Le début des années 2000 marque un nouveau chapitre dans la carrière de Twiggy. En 2005, elle rejoint le jury d'America's Next Top Model pour les saisons 5, 6 et 7, aux côtés de Tyra Banks. Sa présence apporte une crédibilité historique à l'émission et permet à une nouvelle génération de découvrir cette légende vivante de la mode. Ses commentaires, toujours bienveillants mais pertinents, font d'elle l'une des juges les plus appréciées du programme.

La même année, Marks & Spencer, l'enseigne iconique du commerce britannique, la choisit comme égérie pour sa campagne "Look Behind the Label". Ce partenariat, qui durera jusqu'en 2011, est un immense succès commercial. À plus de 55 ans, Twiggy prouve que l'élégance et le charisme n'ont pas d'âge, devenant un modèle inspirant pour les femmes de toutes générations. Sa collection capsule pour M&S, qui propose des pièces intemporelles à prix accessibles, rencontre un succès critique et commercial considérable.

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L'héritage mode de Twiggy : une influence qui traverse les décennies

Les photographes légendaires et les 14 couvertures Vogue

L'héritage photographique de Twiggy est d'une richesse exceptionnelle. Ses collaborations avec les plus grands photographes de mode du XXe siècle ont produit des images devenues des références absolues de la discipline. Richard Avedon, le maître incontesté de la photographie de mode américaine, l'a immortalisée dans des clichés d'une pureté graphique saisissante, jouant sur le contraste entre la fragilité apparente de son corps et l'intensité magnétique de son regard. Helmut Newton, dont le style plus provocateur et sensuel aurait pu sembler incompatible avec l'image de Twiggy, a su révéler une dimension plus adulte et sophistiquée de sa personnalité.

Bert Stern, célèbre pour ses portraits de Marilyn Monroe, a capturé Twiggy avec cette même capacité à saisir l'essence intime de ses sujets. Cecil Beaton, le photographe officiel de la famille royale britannique, a intégré Twiggy dans sa galerie de portraits d'icônes du XXe siècle, la plaçant aux côtés des plus grandes personnalités de l'époque. Quant à Barry Lategan, celui par qui tout a commencé, ses premières photos de Twiggy restent parmi les images les plus emblématiques de la photographie de mode des années 1960.

L'influence sur les générations suivantes de mannequins

L'impact de Twiggy sur les mannequins qui lui ont succédé est incalculable. Chaque fois qu'un mannequin au look androgyne ou à la silhouette mince bouleverse les codes de l'industrie, c'est l'héritage de Twiggy qui se manifeste. Kate Moss, souvent considérée comme son héritière spirituelle des années 1990, partage avec elle cette capacité à imposer une beauté "anti-conventionnelle" dans un monde de la mode qui tend à uniformiser les physiques. Le mouvement "heroin chic" des années 1990, dont Kate Moss fut le visage, peut être interprété comme un écho lointain de la révolution esthétique initiée par Twiggy trois décennies plus tôt.

Cara Delevingne, avec ses sourcils épais et son attitude anticonformiste, perpétue à sa manière l'esprit Twiggy : celui d'un mannequin qui refuse de se conformer aux attentes et qui impose sa propre vision de la beauté. De même, la tendance actuelle du mannequinat vers des physiques plus diversifiés et moins standardisés trouve ses racines dans cette brèche ouverte par Twiggy en 1966, quand une adolescente de 168 cm pesant 41 kg a prouvé que la beauté ne se mesure pas en centimètres ni en kilogrammes.

"Being young isn't about age, it's about being a free spirit."

— Twiggy

La campagne Charlotte Tilbury 2022 : la légende continue

En 2022, à 73 ans, Twiggy fait un retour remarqué dans le monde de la mode en participant à une campagne pour Charlotte Tilbury aux côtés de Kate Moss. Cette collaboration intergénérationnelle, réunissant deux icônes britanniques que trente ans séparent, symbolise la continuité de l'héritage mode britannique. Les images, célébrant la beauté à tout âge, sont saluées par la presse et les réseaux sociaux comme un manifeste contre l'âgisme dans l'industrie de la mode.

Cette campagne démontre que l'aura de Twiggy reste intacte plus d'un demi-siècle après ses débuts. Dans un secteur obsédé par la jeunesse et la nouveauté, le fait qu'une marque de beauté prestigieuse choisisse une septuagénaire comme visage de campagne témoigne du pouvoir durable de son image et de son influence. Twiggy ne se contente pas de rappeler le passé : elle prouve que le style, le charisme et l'élégance sont des qualités intemporelles.

Vie personnelle : famille, distinctions et engagements

De Justin de Villeneuve à Leigh Lawson : les hommes de sa vie

La vie sentimentale de Twiggy est indissociable de sa carrière. Sa première relation importante est avec Justin de Villeneuve, qui fut à la fois son compagnon et son manager de 1966 à 1973. C'est de Villeneuve qui orchestra sa carrière avec une vision stratégique remarquable, négociant les contrats et gérant son image publique. Leur séparation en 1973 marque la fin d'une époque et le début d'une nouvelle ère d'indépendance pour Twiggy.

En 1977, elle épouse l'acteur américain Michael Witney, avec qui elle a sa fille unique, Carly, née en 1978. Ce mariage se termine tragiquement par le décès de Witney en 1983 d'une crise cardiaque. Après cette épreuve, Twiggy trouve le bonheur avec l'acteur britannique Leigh Lawson, qu'elle épouse en 1988. C'est de ce mariage qu'elle tire son nom actuel, Lesley Lawson. Le couple, qui forme l'un des duos les plus stables du monde du spectacle britannique, partage une passion commune pour les arts et le théâtre. Leigh Lawson adopte Carly, qui prend le nom de Carly Witney Lawson.

Dame Commander de l'Ordre de l'Empire britannique : la consécration suprême

Le 31 décembre 2018, la liste des honneurs du Nouvel An révèle que Lesley Lawson sera élevée au rang de Dame Commander de l'Ordre de l'Empire britannique (DBE) pour services rendus à la mode, aux arts et à la charité. La cérémonie d'investiture, présidée par le Prince Charles au palais de Buckingham en 2019, représente la consécration ultime pour cette fille de menuisier de Neasden devenue l'une des figures les plus iconiques de la culture britannique du XXe siècle.

Ce titre de Dame, l'équivalent féminin du titre de chevalier (Knight), la place dans le cercle très restreint des personnalités de la mode ayant reçu cette distinction royale. Il récompense non seulement sa contribution révolutionnaire à la mode, mais aussi ses décennies d'engagement caritatif, notamment auprès d'organisations luttant contre le cancer du sein et soutenant les droits des animaux.

  • DBE (Dame Commander) : décerné en 2019 par le Prince Charles pour services à la mode, aux arts et à la charité
  • 2 Golden Globes : meilleure actrice comédie musicale et révélation féminine (1972) pour "The Boy Friend"
  • Nomination Tony Award : meilleure actrice dans une comédie musicale pour "My One and Only" (1983)
  • "The Face of 1966" : titre décerné par le Daily Express, marquant le début de sa carrière
  • Hall of Fame de la mode britannique : intronisée pour sa contribution exceptionnelle à l'industrie
  • Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres : distinction française honorant son apport culturel

Engagements caritatifs et podcast "Tea with Twiggy"

Au-delà de sa carrière artistique, Twiggy s'investit activement dans plusieurs causes caritatives. Sa lutte contre le cancer du sein est l'un de ses engagements les plus constants, motivé par la perte d'amies proches touchées par cette maladie. Elle soutient également des organisations de protection des animaux et milite pour une mode plus éthique et durable, consciente de l'impact environnemental d'une industrie qu'elle a contribué à façonner.

Plus récemment, Twiggy a lancé son podcast "Tea with Twiggy", dans lequel elle reçoit des personnalités du monde de la mode, du cinéma et de la musique pour des conversations intimes et chaleureuses autour d'une tasse de thé. Ce format, qui correspond parfaitement à sa personnalité accessible et bienveillante, lui permet de toucher un nouveau public tout en partageant six décennies de souvenirs et d'anecdotes extraordinaires. Le podcast est devenu un rendez-vous prisé des passionnés de mode et de culture pop, offrant un regard unique sur l'évolution de l'industrie depuis les années 1960 jusqu'à aujourd'hui.

Twiggy aujourd'hui : une légende vivante de la mode britannique

L'icône intemporelle qui inspire encore en 2025

À 75 ans, Dame Lesley Lawson continue d'incarner l'élégance et le style qui l'ont rendue célèbre. Active sur Instagram sous le pseudo @twiggylawson, où elle compte plus de 104 000 abonnés, elle partage avec générosité des moments de sa vie quotidienne, des souvenirs de sa carrière et des réflexions sur la mode contemporaine. Sa présence digitale, bien que modeste en comparaison des millions de followers de mannequins actuels, attire un public fidèle et engagé qui témoigne du respect durable que lui porte le monde de la mode.

Son influence se manifeste de manière continue dans les collections des créateurs contemporains. Les références au Swinging London et au style mod reviennent régulièrement sur les podiums, et chaque fois, le nom de Twiggy est invoqué comme source d'inspiration originelle. Les coupes garçonnes, les robes trapèze, les motifs géométriques et le maquillage graphique qui jalonnent l'histoire de la mode depuis les années 1960 portent tous, d'une manière ou d'une autre, l'empreinte de celle qui les a popularisés la première.

Un héritage qui transcende la mode

L'héritage de Twiggy dépasse largement le cadre de l'industrie de la mode. Elle a démontré qu'une femme pouvait se réinventer continuellement, passant du mannequinat au cinéma, du théâtre à la télévision, de l'entrepreneuriat à l'engagement caritatif, sans jamais perdre son authenticité ni son identité. Dans une société qui tend à enfermer les femmes dans des rôles uniques, Twiggy a été une pionnière de la polyvalence et de la longévité professionnelle.

Son parcours est aussi une histoire de résilience et de dépassement social. Née dans un milieu modeste, sans connexions dans le monde de la mode ni formation artistique, elle a atteint les sommets par la seule force de son charisme, de son travail et de sa capacité à saisir les opportunités. Cette trajectoire, de Neasden à Buckingham Palace, de la fille de menuisier à Dame Commander, reste l'une des plus inspirantes de l'histoire de la mode. Elle prouve que le véritable style ne s'achète pas : il se porte en soi.

De Naomi Campbell à Kendall Jenner, chaque mannequin qui transcende les podiums pour devenir une icône culturelle marche, consciemment ou non, dans les pas de Twiggy. Car c'est elle qui, en 1966, a prouvé pour la première fois qu'un mannequin pouvait être bien plus qu'un visage sur un magazine : une force culturelle, une voix, un symbole de toute une époque. Et c'est pour cette raison que, plus d'un demi-siècle plus tard, le nom de Twiggy résonne toujours avec autant de puissance dans le monde de la mode.

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