Beverly Johnson
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Beverly Johnson : biographie de la mannequin qui a changé l'histoire de la mode
Beverly Johnson est une mannequin américaine, actrice, chanteuse et entrepreneure dont le visage a bouleversé les codes de l'industrie de la mode mondiale. Le 1er août 1974, elle devient la première femme noire en couverture de Vogue américain, un moment historique qui redéfinit les standards de beauté et ouvre les portes à des générations entières de mannequins de couleur. De Naomi Campbell à Tyra Banks, nombreuses sont celles qui citent Beverly Johnson comme la pionnière qui a rendu leur carrière possible.
Avec plus de 500 couvertures de magazines, une carrière d'actrice, un album musical, plusieurs livres publiés et un engagement inlassable pour la diversité dans la mode, Beverly Johnson incarne bien plus qu'un visage célèbre. Elle est une force de changement, une voix pour l'inclusion et une figure incontournable de la culture américaine depuis plus de cinquante ans.
Fiche d'identité de Beverly Johnson
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom complet | Beverly Ann Johnson |
| Date de naissance | 13 octobre 1952 |
| Lieu de naissance | Buffalo, New York, États-Unis |
| Nationalité | Américaine |
| Taille | 175 cm (5'9") |
| Poids | 51 kg |
| Mensurations | 86-64-89 cm |
| Pointure | 39-40 EU |
| Couleur des yeux | Marron foncé |
| Couleur des cheveux | Brun foncé |
| Profession | Mannequin, actrice, chanteuse, entrepreneure, auteure |
| Agence historique | Wilhelmina Models |
| @iambeverlyjohnson (~98K abonnés) |
Jeunesse et formation : de la natation de compétition aux podiums
Une enfance à Buffalo marquée par le sport
Beverly Ann Johnson naît le 13 octobre 1952 à Buffalo, dans l'État de New York, au sein d'une famille afro-américaine de classe moyenne. Son père est ingénieur en métallurgie et sa mère travaille dans le secteur de la chirurgie. Dès son plus jeune âge, Beverly se distingue par ses aptitudes sportives exceptionnelles, en particulier en natation de compétition.
Nageuse prodige, elle s'entraîne avec acharnement et se rapproche de la qualification pour les Jeux Olympiques de Mexico en 1968, dans l'épreuve du 100 yards nage libre. À seulement 15 ans, elle est parmi les meilleures nageuses de sa catégorie, mais ne parvient pas à décrocher sa place dans l'équipe olympique américaine. Cette discipline et cette détermination forgées dans les bassins de Buffalo vont néanmoins devenir les fondations de sa future carrière dans la mode.
Les études et la découverte du mannequinat
Après le lycée, Beverly Johnson obtient une bourse d'études complète à la Northeastern University de Boston, où elle s'inscrit en droit criminel. Son ambition initiale est de devenir avocate. Mais l'été suivant sa première année universitaire, encouragée par des amis, elle tente sa chance dans le mannequinat à New York.
Bien qu'essuyant de nombreux refus d'agences — souvent pour des raisons liées à sa couleur de peau — elle est repérée et embauchée sur-le-champ pour un shooting du magazine Glamour. Ce premier succès la convainc de quitter l'université en 1971 pour s'installer à New York et poursuivre une carrière de mannequin à plein temps. Elle signe rapidement avec Wilhelmina Models, l'une des agences les plus prestigieuses de l'époque.
La couverture de Vogue de 1974 : un moment qui a changé l'histoire
Le 1er août 1974, Beverly Johnson entre dans l'histoire en devenant la première femme afro-américaine en couverture du Vogue américain. Photographiée par le légendaire Francesco Scavullo, cette couverture du numéro d'août 1974 est bien plus qu'une simple image de mode : c'est un séisme culturel qui ébranle les fondements d'une industrie presque exclusivement blanche.
"No. I'm the top model." — Beverly Johnson, lorsqu'on la présentait comme le "top model noir", refusant d'être définie par sa couleur de peau.
L'impact est immédiat et profond. Dès 1975, chaque grand créateur de mode américain commence à engager des mannequins afro-américaines. Le rédacteur en chef de Glamour compare alors Beverly Johnson à Jackie Robinson, le premier joueur de baseball noir en ligue majeure, soulignant la dimension révolutionnaire de son apparition. En une seule couverture, elle redéfinit les canons de beauté de la mode occidentale et ouvre une brèche dans laquelle s'engouffreront des dizaines de mannequins de couleur dans les décennies suivantes.
L'année suivante, en 1975, elle franchit une autre barrière en devenant la première femme noire en couverture solo du Elle français, photographiée par Patrick Demarchelier. Ces deux premières établissent Beverly Johnson comme une véritable pionnière de la diversité dans la mode internationale, bien avant que ce terme ne devienne un enjeu médiatique majeur.
Carrière de mannequin : cinq décennies d'exception
Les années de gloire sur les podiums
Au cours des années 1970 et 1980, Beverly Johnson devient l'un des mannequins les plus demandés au monde. Sa silhouette élancée de 175 cm, son regard profond et son charisme naturel la propulsent sur les podiums des plus grandes maisons de couture. Elle défile pour :
- Yves Saint Laurent — l'un des premiers créateurs européens à l'engager
- Valentino — elle devient l'une de ses muses préférées
- Calvin Klein — elle participe à l'essor de la marque dans les années 70
- Ralph Lauren — incarnant l'élégance américaine contemporaine
- Halston — le créateur qui la consacre comme figure du Studio 54
- Givenchy, Oscar de la Renta, Diane von Furstenberg
À la manière d'une Gisele Bündchen des décennies plus tard, Beverly Johnson transcende les frontières entre haute couture et culture populaire. Elle n'est pas seulement un mannequin : elle est une icône, omniprésente dans les magazines, sur les podiums et dans les campagnes publicitaires les plus prestigieuses.
Plus de 500 couvertures de magazines
Le palmarès éditorial de Beverly Johnson est vertigineux. Au total, elle accumule plus de 500 couvertures de magazines, un chiffre qui rivalise avec les plus grandes top models de toutes les époques. Parmi les publications les plus marquantes :
- Vogue US — couvertures en août 1974 et juin 1975 (numéro "American Woman")
- Elle France — première femme noire en couverture solo (1975)
- Glamour — plus de 14 couvertures, magazine qui lui offre son premier shooting
- Cosmopolitan — multiples apparitions tout au long des années 70 et 80
- Harper's Bazaar — collaborations éditoriales majeures
- Essence — couvertures emblématiques célébrant la beauté noire
Ce nombre record de couvertures place Beverly Johnson dans une catégorie à part, aux côtés d'autres légendes du mannequinat comme Adriana Lima ou Liu Wen, bien que son impact historique sur la diversité reste sans équivalent.
Carrière d'actrice et de chanteuse
Au cinéma et à la télévision
Beverly Johnson ne se contente pas de régner sur les podiums. Dès la fin des années 1970, elle se lance dans le cinéma avec un rôle dans le film Ashanti (1979), aux côtés de Michael Caine et Peter Ustinov. Sa filmographie s'enrichit au fil des années avec des apparitions dans :
- The Meteor Man (1993) — comédie de superhéros avec Robert Townsend
- A Brilliant Disguise (1994) — thriller avec Lysette Anthony
- Def Jam's How to Be a Player (1997) — comédie avec Bill Bellamy
- Crossroads (2002) — film avec Britney Spears
À la télévision, elle apparaît dans des séries populaires telles que Martin, Law & Order, Lois & Clark : Les Nouvelles Aventures de Superman, The Parent 'Hood, et le célèbre épisode du Super Bowl de 3rd Rock from the Sun (1998). En 2012, elle produit et présente Beverly's Full House, une émission de télé-réalité familiale diffusée sur le réseau d'Oprah Winfrey (OWN). Elle est également juge lors de deux saisons de l'émission She's Got the Look sur TV Land, un concours de mannequinat pour les femmes de plus de 35 ans.
Une incursion dans la musique
En 1979, Beverly Johnson sort un album musical sur le label Buddah Records. Après des années de cours de chant, elle avait déjà collaboré en 1977 avec le chanteur rock Phil Anastasia pour deux singles. Si cette carrière musicale reste brève, elle témoigne de la polyvalence et de l'ambition d'une femme refusant de se laisser enfermer dans une seule discipline.
Engagement pour la diversité et la Beverly Johnson Rule
Un combat de toute une vie
Malgré le succès historique de sa couverture de Vogue en 1974, Beverly Johnson a toujours été lucide sur les limites du progrès dans la mode. Pendant des décennies, elle a constaté que les postes de pouvoir dans l'industrie — directeurs artistiques, rédacteurs en chef, PDG — restaient quasi exclusivement occupés par des personnes blanches.
"When I went to Fashion Week, I was very disappointed by how few women of color were in those shows." — Beverly Johnson, dénonçant le manque persistant de diversité dans l'industrie de la mode.
En 2014, Beverly Johnson fait preuve d'un immense courage en publiant un essai dans Vanity Fair dans lequel elle accuse Bill Cosby de l'avoir droguée dans les années 1980. À une époque où peu osaient encore s'exprimer publiquement, sa prise de parole devient un tournant dans le mouvement qui précède #MeToo. Elle déclare alors : "C'est plus grand que Bill Cosby. C'est à propos des femmes et de la violence faite aux femmes."
La Beverly Johnson Rule (2020)
En juin 2020, dans le sillage des mouvements de protestation qui suivent la mort de George Floyd, Beverly Johnson lance officiellement la Beverly Johnson Rule. Inspirée de la Rooney Rule de la NFL (qui exige qu'au moins un candidat issu d'une minorité soit interviewé pour chaque poste d'entraîneur), cette initiative impose un cadre concret pour la diversité dans la mode, la beauté et les médias.
La Beverly Johnson Rule stipule que les entreprises de l'industrie de la mode doivent interviewer au minimum deux professionnels noirs pour chaque poste à pourvoir, du conseil d'administration aux postes de direction en passant par l'ensemble de la chaîne hiérarchique. Cette mesure va au-delà du symbolisme : elle propose également que les primes des dirigeants soient indexées sur l'atteinte d'objectifs de diversité. Soutenue par le CFDA (Council of Fashion Designers of America), cette règle représente l'une des propositions les plus concrètes et audacieuses pour transformer structurellement une industrie historiquement exclusive.
Chronologie des moments clés de la carrière de Beverly Johnson
| Année | Événement |
|---|---|
| 1952 | Naissance à Buffalo, New York |
| 1968 | Manque de peu la qualification pour les JO de Mexico en natation |
| 1971 | Quitte la Northeastern University pour le mannequinat à New York |
| 1971 | Premier shooting pour Glamour Magazine |
| 1974 | Première femme noire en couverture de Vogue US (photographe : Francesco Scavullo) |
| 1975 | Première femme noire en couverture solo de Elle France (photographe : Patrick Demarchelier) |
| 1978 | Naissance de sa fille Anansa Sims |
| 1979 | Rôle dans le film Ashanti et sortie d'un album musical |
| 1993 | Rôle dans The Meteor Man |
| 2008 | Nommée parmi les "100 personnes les plus influentes de la mode du XXe siècle" par le New York Times |
| 2012 | Fondation de Beverly Johnson Enterprises |
| 2014 | Publication de l'essai sur Bill Cosby dans Vanity Fair |
| 2015 | Publication du mémoire "The Face That Changed It All" (best-seller du NY Times) |
| 2020 | Lancement de la Beverly Johnson Rule pour la diversité dans la mode |
| 2022 | Reçoit le Model Pioneer Award des Nations Unies |
| 2024 | Spectacle one-woman "Beverly Johnson: In Vogue" off-Broadway au 59E59 |
Vie personnelle et famille
Sa fille Anansa Sims
Beverly Johnson donne naissance à sa fille Anansa Sims le 27 décembre 1978, à New York. Issue de son mariage avec Danny Sims, producteur de musique, Anansa suit les traces de sa mère dans le monde du mannequinat en devenant un mannequin grande taille reconnu. Mère et fille partagent non seulement la passion de la mode, mais aussi un engagement commun pour la redéfinition des standards de beauté. La garde d'Anansa a fait l'objet d'une longue bataille juridique, une épreuve que Beverly évoque ouvertement dans son mémoire.
Résilience et transformation personnelle
Beverly Johnson n'a jamais caché les zones d'ombre de sa vie. Dans son mémoire The Face That Changed It All (2015), publié chez Simon & Schuster et devenu best-seller du New York Times, elle aborde sans fard ses combats contre l'addiction, le racisme systémique dans l'industrie de la mode, et les défis d'une maternité sous les projecteurs. Le livre, co-écrit avec Allison Samuels et préfacé par André Leon Talley, offre également un panorama fascinant de la jet-set des années 1970 et 1980, avec des anecdotes sur ses amitiés avec Jackie Kennedy, Andy Warhol, Calvin Klein, Michael Jackson et Elizabeth Taylor.
"95% of being a success in the competitive world of fashion is just showing up on time." — Beverly Johnson, résumant la discipline qui l'a portée au sommet.
Beverly Johnson Enterprises : l'entrepreneure
En 2012, Beverly Johnson fonde Beverly Johnson Enterprises, un empire lifestyle englobant des gammes de produits de beauté, de soins capillaires, de vêtements et de décoration intérieure. Parmi ses initiatives les plus notables, on trouve sa ligne de perruques et extensions capillaires, devenue extrêmement populaire et distribuée à grande échelle.
Elle est également l'auteure de deux ouvrages sur la beauté et le bien-être : Beverly Johnson's Guide to a Life of Health and Beauty et True Beauty: Secrets of Radiant Beauty for Women of Every Age and Color. Ces publications reflètent sa vision inclusive de la beauté, qui refuse de se limiter à un standard unique et prône l'acceptation de soi à tout âge.
En 2022, elle reçoit le Model Pioneer Award de la Women's Entrepreneurship Day Organization lors d'une cérémonie aux Nations Unies, une distinction également reconnue par le Congrès américain. Ce prix salue son rôle de pionnière et d'innovatrice dans l'industrie de la mode et de l'entrepreneuriat.
Beverly Johnson : In Vogue — le spectacle (2024)
En janvier 2024, Beverly Johnson fait ses débuts off-Broadway avec "Beverly Johnson: In Vogue", un spectacle en solo présenté au théâtre 59E59 de New York. Co-créé avec le metteur en scène Josh Ravetch, ce one-woman show de 75 minutes est un mélange intime de récit autobiographique, de projections vidéo et d'anecdotes personnelles.
Le spectacle célèbre le 50e anniversaire de sa couverture historique de Vogue et offre au public un voyage à travers les coulisses de la mode, du cinéma et de l'activisme. Les critiques saluent la richesse du contenu et le caractère "absorbant, divertissant et pertinent" de la performance, tout en soulignant le courage de Johnson à partager les moments les plus difficiles de sa vie sur scène, aux côtés des triomphes.
Héritage et influence sur la mode contemporaine
L'impact de Beverly Johnson sur l'industrie de la mode ne peut être surestimé. En 2008, le New York Times l'inclut dans sa liste des "100 personnes les plus influentes de la mode du XXe siècle", un honneur qui la place aux côtés des plus grands créateurs, photographes et éditeurs de l'histoire.
Son héritage se mesure avant tout par les portes qu'elle a ouvertes. Sans sa couverture de Vogue en 1974, l'ascension de mannequins comme Naomi Campbell, Tyra Banks ou Joan Smalls aurait sans doute été encore plus difficile. Elle a prouvé que la beauté n'a pas de couleur et que le talent, la discipline et la persévérance peuvent briser les barrières les plus solidement ancrées.
Aujourd'hui, à plus de 70 ans, Beverly Johnson reste active et visible. Son compte Instagram @iambeverlyjohnson rassemble près de 98 000 abonnés, et elle continue de militer pour la diversité dans la mode à travers la Beverly Johnson Rule et ses prises de parole publiques. Elle demeure un modèle pour les mannequins actuels et un rappel vivant que le combat pour l'égalité dans la mode est un travail de longue haleine, qui exige autant de courage que de glamour.
De Buffalo à la couverture de Vogue, des podiums de Yves Saint Laurent aux Nations Unies, la trajectoire de Beverly Johnson est celle d'une femme qui a refusé de se laisser définir par les limites que d'autres voulaient lui imposer. Elle n'est pas seulement la première femme noire en couverture de Vogue — elle est une architecte du changement, une voix puissante et une légende vivante de la mode internationale.

Beverly Johnson
Américaine · Mannequin











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